
Cette exposition composée de deux séries, « À peu près Euclide » et « L’astrophile », évoque un autre aspect de la pomme, celui de la connaissance, associé aux travaux de Newton et surtout, d’un scientifique précurseur, Johannes Kepler, sur la gravitation. Né au sein d’une famille luthé- rienne, Kepler est emblématique des courants de pensée ra- tionalistes nés du protestantisme.Né en 1968 à Roanne, Laurent Millet vit et travaille à La Rochelle. Il enseigne également à l’École supérieure d’art et de design d’Angers (TALM). Prix Nadar 2014 pour Les Enfantillages Pittoresques (Filigranes Editions), Prix Niépce 2015, membre de la Casa de Velazquez (2007 à 2009), entre autres récompenses, ses travaux ont fait l’objet de nombreuses publications et expositions – Musée de la Chasse et de la Nature, BnF, Maison Européenne de la Photographie, Musée d’Histoire Naturelle, Rencontres d’Arles, Musée Niépce de Chalon- sur-Saône, Centre photographique de Rouen Normandie… – dont une première rétrospective au Musée des Beaux-Arts d’Angers en 2014.
Ses œuvres sont présentes dans de prestigieuses collections en France (BnF, FNAC, MEP..) et aux États-Unis (Los Angeles County Museum, MoMA de San Francisco, Chicago Art Institut, Museums of Fine Arts de Houston et de Santa Fe…). Il a rejoint la Galerie Binome en 2019 qui organise sa première exposition personnelle, Un architecte comme les autres, en 2021 et Jardin d’après nature en 2024.
En 2025, il est lauréat de la commande nationale «Réinventer la photographie» à l’occasion de la célébration du bicentenaire de la photographie.
Hybrides, les œuvres photographiques de Laurent Millet prennent racine dans l’espace via d’autres mediums, comme la sculpture, le dessin, ou l’installation in situ. Hors du temps, elles explorent une multitude de techniques de tirages, ambrotype, papier salé, cyanotype, gélatino- argentique et très récemment la gomme bichromatée. La fabrique de l’image, et par extension de l’imaginaire, est au cœur de ses recherches plastiques. À cheval sur la narration et des caractères plus formels liés à l’architecture, il interroge par ailleurs la place de l’artiste dans le processus de création.